13 mai 2008

27 robes


Fiche technique
Réalisé par Anne Fletcher
Avec Katherine Heigl, Edward Burns, James Marsden
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h40
Année de production : 2007
Titre original : 27 Dresses

Synopsis
Jane a toujours été plus douée pour prendre soin du bonheur des autres que du sien. Toute sa vie, elle s'est évertuée à rendre ses proches heureux, et les 27 robes de demoiselle d'honneur qui remplissent son armoire sont autant de preuves de son dévouement.
Lors d'une soirée mémorable, Jane parvient à faire la navette entre deux réceptions de mariage, l'une à Manhattan, l'autre à Brooklyn, sous les yeux ébahis de Kevin, un journaliste qui réalise que l'histoire de cette accro aux mariages pourrait lui apporter la gloire qu'il espère tant.
Pour compliquer les choses, la vie parfaitement réglée de Jane est bouleversée par l'arrivée de sa petite soeur, Tess. George, le patron de Jane, tombe très vite sous le charme de Tess, et cette dernière demande tout naturellement à sa soeur d'organiser leur mariage. Mais cette fois, les choses se compliquent, car Jane est elle-même secrètement amoureuse de George...

Comédie sans prétention
C'est typiquement un film de filles, avec une jeune femme amoureuse en secret dont on va découvrir les déboires. Une histoire qui finira forcément par un happy end. Bref vu et revu. Le scénario se tient quand même, quoique assez loufoque. Katherine Heigl est toute en fraîcheur, les comédies lui vont bien. Plaisant mais sans plus. Pour les adeptes du genre...

Cinni : 5/10

Iron Man


Fiche technique
Réalisé par Jon Favreau
Avec Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow
Film américain
Genre : Fantastique, Action
Durée : 2h05
Année de production : 2008

Synopsis
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

Avis de Cinni
Très bon casting pour ce film très dynamique. Robert Downey Jr signe un retour triomphant au cinéma avec ce rôle qui lui colle à la peau. Avec son humour décalé et son insolence délicieuse, il donne le ton au film et arrive à lui seul à lui donner toute sa saveur. Gwyneth Paltrow est une parfaite figurante. Iron Man se laisse regarder tranquillement, avec des bons passages, beaucoup d'humour. Des scènes de combat pleines d'effets spéciaux mais un combat final assez décevant. S'il reste un bon divertissement, le film ne mérite pas une suite.

Avis de Kinobi
Je suis pas trop culture Comic, mais Iron Man reste un film d'action à effets spéciaux ma foi d'un bon gabarit, avec quelques situations comiques faciles mais amusantes.

Cinni : 6/10
Kinobi : 6/10
Bergie : 7/10

08 août 2007

Half Nelson

Fiche technique
Réalisé par Ryan Fleck
Scénario de Ryan Fleck et Anna Boden
Avec Ryan Gosling, Shareeka Epps, Anthony Mackie
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h46
Année de production : 2006


Synopsis
Brillant professeur dans un lycée de Brooklyn, Dan Dunne enseigne avec passion à des adolescents en difficulté.Cependant dans sa vie privée, Dan est au bord du gouffre, il s'enfonce chaque jour un peu plus dans le désespoir et la drogue. Un jour après les cours, Drey l'une de ses jeunes élèves surprend son professeur en train de fumer du crack.En dépit de leur différence d'âge et de situation, leurs destins se croisent à un moment crucial de leur existence, où tout peut encore basculer d'un côté comme de l'autre.


Profond et humain
Loin de tomber dans le mélodrame larmoyant et les clichés, le film est tout en pudeur, avec des nuances et de l’émotion. Le film aborde avec sensibilité la perte de repères, l’indécision. C’est absolument bouleversant. Les deux acteurs sont époustouflants, leurs personnages terriblement humains. La jeune Shareeka Epps interprète à merveille le rôle d’une jeune adolescente à un tournant de sa vie, entre insouciance et maturité. Ryan Gosling est charismatique, attachant dans son rôle de jeune prof torturé. Voilà l’histoire de deux destins qui en se trouvant l’un l’autre, se retrouvent chacun, se remettent en cause et s’ouvrent. L’histoire d’une amitié difficile, subtile et nécessaire.



En coulisses
Dans le jargon de la lutte un half nelson est une prise par laquelle on immobilise l'adversaire et dont il est difficile, voire impossible, de se dégager. Ryan Fleck et Anna Boden ont trouvé dans ce titre une métaphore symbolisant le fait d'être bloqué dans une position très inconfortable, situation où ils placent leur héros, Dan Dunne, au début du film.
Half Nelson a remporté de nombreux prix dans divers festivals : le Grand Prix du Jury au Festival de Locarno en 2006, le Prix du Jury et le Prix de la révélation Cartier au Festival de Deauville 2006 ainsi que les Prix des Meilleur Film, Meilleur acteur (pour Ryan Gosling) et Meilleure actrice (pour Shareeka Epps) au Festival de Sundance 2006. A noter que Ryan Gosling a également été nommé à l'Oscar du Meilleur acteur en 2007.

Cinni : 9/10
Kinobi : 9/10

02 août 2007

Poème du jour

Sonnets portugais, XIV, par Elisabeth Browning

Si tu me dois aimer, que ce soit pour rien
Sinon pour l'amour en soi. Ne dis pas
"Je l'aime pour son sourire... son allure... sa façon
De parler si douce... sa finesse de pensée
Qui convient à la mienne, et suscita
Tel jour un bien-être fugitif et charmant -
Car ces choses en elles-mêmes, Aimé, peuvent
Changer, ou changer pour toi - et l'amour
Ainsi construit peut être ainsi détruit.
Ne m'aime pas par pitié pour mes larmes -
Qui jouit longtemps de ton soutien pourrait
Sécher ses pleurs, et perdre ton amour !
Mais aime-moi pour l'amour en soi, pour
Qu'à jamais tu m'aimes, d'un amour sans fin.

01 août 2007

Harry Potter 5 et 7

Harry Potter et l'Ordre du Phénix


Fiche technique
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Imelda Staunton, Robbie Coltrane, Gary Oldman, Helena Bonham Carter, etc.
Film américain, britannique.
Genre : Fantastique, Aventure, Drame
Durée : 2h 18min.
Année de production : 2007
Titre original : Harry Potter and the Order of the Phoenix

Inspiré de l'oeuvre de J.K. Rowling


Synopsis

Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce...



Mieux que le précédent
Ce cinquième volet des aventures de notre jeune sorcier se relève toujours aussi sombre. La coupure nette existant entre le troisième et le quatrième film avait quelque peu ébranlé la qualité du 4ème opus (Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban). Mais Harry, devenu adolescent, offre à présent un jeune homme plus perturbé encore, et plus mature à la fois. Le film est plus introverti que les précédents. Finie l'insouciance, Harry Potter se retrouve une nouvelle fois confronté à la mort, dans des circonstances dramatiques. Sa douleur et sa compassion, son amour et son espérance, voilà ce qui le différencie de son ennemi juré, Lord Voldemort. Parce que tout à sa colère, le jeune Harry se pose des questions sur sa propre destinée, et sur son soi profond.


Fidélité à l'ouvrage
Le seul souci quand je vais voir un film après avoir lu le livre, c'est que je suis toujours déçue par le film. Le livre comporte tant de détails et de nuances non exploités, cela en est bien regrettable. Il y a des éléments importants qui devraient être mentionnés. La cinquième opus reste néanmoins un film de qualité, qui surpasse de loin le quatrième.

Cinni : 7/10
Kinobi : 7/10




Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les Reliques de la Mort)
Dernier volume des aventures de notre sorcier, son passage à l'âge adulte. Harry Potter va avoir 17 ans. Fini Poudlard, la fin est proche. Le dénouement final, le combat ultime. Bref, je viens de le commencer, et quand bien même je l'avais déjà fini, je n'en dévoilerai pas un mot. Après tout, Google est votre ami ;)




11 juillet 2007

Roman de gare


Bon, remettons les choses à leur place. Roman de gare n'est a priori pas un film qui figurait sur notre liste de films à voir. Ce n'est qu'après une arrivée tardive au cinéma que nous ratons la séance (et en conséquence le film) que nous étions censés voir : Raisons d'état (voir critique de Kinobi).

Pour autant, le film se révèle être une bonne surprise. Un thriller bien ficelé, de l'humour, des rebondissements, une intrigue intéressante. On regrettera une fin un peu trop plan-plan qui du coup tranche avec tout le film. Mais cela reste un bon film à voir. Manque la motivation pour faire une analyse plus poussée :p

Cinni : 7/10
Kinobi : 7/10

Raisons d'Etat [The Good Shephered]



Synopsis :

Pour Edward Wilson, seul témoin du suicide de son père et membre de la Skull and Bones Society à l'Université de Yale, l'honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. Ce sont ces qualités qui poussent la CIA, l'agence gouvernementale qui vient d'être créée, à le recruter.
Influencé par l'ambiance paranoïaque que provoque la Guerre Froide dans toute l'agence, Wilson se montre de plus en plus suspicieux. Son pouvoir grandit, mais il a de moins en moins confiance en ceux qui l'entourent... Son obsession du travail va lui coûter cher, l'isolant chaque jour un peu plus de ses proches et de celui qu'il était...

Impressions :
The Good Shepherd - le bon berger dans la langue de Diam's - me laisse assez partagé au moment de le noter.

Si le film et le sujet sont intéressants, on a pourtant énormément de mal à accrocher. Personnellement, 2h47 de film ça peut aller mais il faut quelque chose d'indispensable... du rythme !
Bien sûr ce n'est pas parce qu'on parle CIA et espionnage qu'il faut chercher James Bond ou Jason Bourne. Mais il faut tout de même un minimum de relief. Las on tente de s'accrocher pendant près de 3 heures de chuchotements entrecoupés de légères avancées et dans l'histoire et dans la vie d'Edward Wilson, incarné par un Matt Damon en slowmotion (ça va faire un choc de le revoir en septembre dans The Bourne Ultimatum).

Sinon ça reste un bon film. C'est un peu comme assister à un cours passionnant mais donné par un prof soporifique...

Cinni: 5/10
Kinobi: 6/10

05 juillet 2007

Yeepee Kay-ay Die Hard 4

Et hop 2007 l'année des suites ciné continue !
Alors dans quelle colonne va entrer le cowboy John McLane pour son retour aux affaires ?...

Et bien dans les réussies sans aucun problème. Live Free or Die Hard, quatrième des aventures du flic le plus malchanceux de l'histoire certes toujours au mauvais endroit, au mauvais moment mais il doit faire ce qu'il doit faire. Ceci résume à la fois le personnage incarné par "papy" Bruce Willis et les deux moments - deux très courts dialogues sur l'héroïsme - les plus faibles du film.

Courte aussi cette critique finalement. Die Hard 4 est un très bon film d'action distrayant reprenant avec succès, sans parodier, la recette des trois premiers films. Mais mais mais... si l'action a été "mise à jour" et les répliques humoristiques de John font (sou)rire, il manque un peu de surprise, de nouveauté. Live Free or Die Hard a un coté "classique" en fait.

Juste pour finir, une petite (key)note sur Justin "Apple Guy" Long et l'aspect cyberterrorisme des "méchants" du film. Le petit jeune s'en tire pas mal en partenaire civil de McLane. Légèrement empoté comme le rôle de Matt Farrell le demande mais sans être geignard et donc énervant.
Si on échappe pas aux clichés sur les hackers (c'est pas grave on est pas là pour ça à la limite), je m'étonnerai toujours de ces gens, tapant à 30 mots/seconde sur leur clavier, sans voir ce qu'il tape (ça ne s'affiche nul part) et sans jamais toucher à la souris...
Autre chose, c'est fou ce que l'on peut faire avec un PDA Nokia !!! Yeepee Kay-ay !

Kinobi : 8/10
Cinni : 8/10

03 juillet 2007

Halte au massacre !

Mesdames, Messieurs,

Il serait peut-être temps de revoir vos méthodes. C'est bien beau de faire des compliments à une personne mais si cela n'est fait que dans le but avoué ou inavoué de mettre cette dernière dans votre lit, arrêtez-vous maintenant ! Non ce n'est pas flatteur d'être considéré comme un sac de viande fraîche à consommer dans les plus brefs délais. Il existe en ce moment quelque chose de précieux qui se nomme l'estime de soi. Sans cette estime, nous ne sommes rien qu'un tas de merde au regard des autres.

Ne cantonner une personne qu'à son rôle d'amant(e) c'est lui faire perdre son identité, lui enlever sa valeur. Cela peut nuire gravement au moral d'une personne déjà peu sûre d'elle-même. Alors il ne faut pas aller non plus dans l'attitude inverse, être un toutou au pied de quelqu'un c'est perdre son estime de soi, c'est être lâche. Il y a un juste équibilibre et chaque partie devrait y trouver son compte. Alors pourquoi est-ce si compliqué ? Tout simplement, car nos regards diffèrent sur la façon d'aborder une relation.

Se sentir désiré, bien entendu c'est important, c'est le piment de toute relation. Mais si cela ne se résume qu'à un simple désir, c'est tellement moins flatteur. Etre bon à mettre au lit mais sans s'embarasser davantage. Bien entendu, beaucoup de personnes s'en contentent, après tout chacun prend ce qui lui plaît chez l'autre. Mais pour cela, il faudrait que les deux parties soient d'accord au préalable. Il serait peut-être urgent de s'interroger sur les désirs de l'autre avant de lui faire une cour qui pourrait blesser, heurter les principes et sentiments.

Eh oui ! Dans la drague, dans l'approche, rien n'est figé. Il n'y a pas de règles. C'est à nous de savoir nous y prendre. Tenter la même approche sur plusieurs personnes, cela pourrait finir par marcher mais ce qui rend une rencontre inoubliable, c'est l'incroyable talent d'une personne à aborder une autre avec un réel intérêt et une profonde sincérité. Si nous devons jouer un rôle pour plaire à l'autre, nous nous perdons nous-mêmes. Est-ce si difficile de s'ouvrir à l'autre ? Oui, cela l'est, sans aucun doute. Donner sa confiance à l'autre, ouvrir son coeur, avouer ses peurs, voilà ce qui bloque. Toute relation doit se développer dans le temps, il n'y a rien de bon à précipiter les choses. Et si ce n'est rien d'autre qu'une histoire de cul, alors dites le clairement, cela ira plus vite.

29 juin 2007

Un autre regard sur l'Iran

Persepolis

Fiche technique
Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
Avec les voix de Chiara Mastroianni (Marjane), Catherine Deneuve (Tadji, mère de Marjane), Danielle Darieux (grand-mère de Marjane)
Film français
Genre : Animation
Duréeé : 1h35
A partir de 10 ans


Synopsis
Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.


Un humour ravageur et mordant
Perspolis est l'adaption sur grand écran des quatre bandes dessinées du même nom, écrites et dessinées par Marjane Satrapi. L'histoire est directement inspirée de sa jeunesse. Editée chez l'Association, la bande dessinée a connu un large succès, qui a valu à son auteur de nombreuses propositions d'adaptation cinématographique.
Persepolis offre un regard nouveau sur l'Iran, loin des clichés et a priori. Marjane, avec son caractère bien trempé, ne mâche pas ses mots et porte elle-même un regard critique sur ce qui l'entoure. Le film nous fait passer du rire aux larmes et explique avec une facilité déconcertante les causes et effets de la dictature islamiste.


A ne rater sous aucun prétexte !
Autant sur la forme que sur le fond, à l'image de la bande dessinée, ce film est une pure merveille. Drôle, émouvant, profond, sensible, intelligent, Persepolis réussit tous les paris. On ne ressort pas indemne d'un tel film, parce qu'il prend aux tripes. C'est le savant mélange subtil du tragique et du comique qui fait de ce film un véritable chef d'oeuvre. Il ne faut absolument pas s'en priver, c'est tout simplement 1h35 de bonheur !


Cinni : 10/10
Kinobi : 9/10

26 juin 2007

Ocean's 13


Dans la série des "grosses suites" cinématographiques sortant en 2007, Ocean's 13 est à ranger à coté de Spiderman 3 dans la colonne déception.

Si à mes yeux Ocean's 12 restait sympa, la recette est ici bien essoufflée. C'est un film entre potes "on-est-des-stars-
on-est-glamour-on-se-la-raconte
" comme les 2 premiers ok, mais là ça ne repose plus que sur ça, et sur quelques situations amusantes, comme la grève au Mexique, mais pour bien marquer le coup on nous remet deux fois.

Pour le reste, l'histoire est anecdotique. Prétexte à resservir entre autre le gag du gymnaste chinois (qui comprend l'anglais mais parle en chinois, et tout le monde lui répond comme si de rien n'était), Brad et George qui se comprennent à demi mots et Matt qui se rebelle contre son papa...

Dés le début on n'entre pas dedans. La mise en place est bancale à coup de double sauts temporels (il y a 4 semaines, 6 mois plus tard) et longue mais d'une force... Cette impression est sans doute provoquée par des tirades à rallonge et sans saveurs sur l'honneur et les règles du biz à Las Vegas et une histoire de club de "j'ai serré la main de Sinatra".

Bref, Ocean's 13 complète une trilogie en baisse qui ne tient que par son casting people.

Kinobi : 5/10
Cinni : 6/10



23 juin 2007

Monstrueusement drôle

Shrek le troisième

Fiche technique
Réalisé par Chris Miller, Raman Hui
Avec les voix de Mike Meyers (Shrek), Eddie Murphy (l'Ane), Cameron Diaz (princesse Fiona), Antonio Banderas (le Chat Potté), Justin Timberlake (Artie), Rupert Everett (Prince Charmant)
Film d'animation américain
Genre : Comédie
Durée : 1h33
Titre original : Shrek the Third
A partir de 6 ans


Synopsis
L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis ! À moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi ?


Toujours une déferlante de gags
Celui qui prédisait une triste trilogie à Shrek s'est fortement trompé. Ce troisième opus est tout aussi jouissif que les deux précédents. De l'humour toujours, des gags, des personnages hauts en couleur. Shrek n'a pris une ride, il est toujours aussi ogre :p
Bourré d'humour, avec ses princesses peu conventionnelles (Fiona en tête de liste), son Prince Charmant pas si charmant et ces bougres de méchants dont on aurait plus pitié que peur ! Shrek le troisième tient ses promesses et nous replonge dans divers contes.
A noter ici, l'arrivée dans l'histoire du futur roi Arthur, en adolescent gauche (à l'image du dessin animé Merlin l'Enchanteur) et d'un Merlin maladroit et légèrement (??) fêlé.


Et c'est parti pour la suite...
Malgré le succès de cette trilogie, on peut se demander si le nouvel opus prévu en 2010 ne sera pas de trop. On imagine mal comment renouveler encore. Shrek et Fiona retrouvent une certaine stabilité, que pourrait-il arriver de plus ? Le jeune Lancelot va-t-il faire des misère à Arthur (oui on le sait que c'est le cas mais bon) ? Bref, même si très emballée par ces trois films, je reste tout de même sceptique quant à un quatrième épisode. Peur d'être déçue certainement.
En ce qui concerne le film actuellement en salles, allez-y, fans ou non. Mon cher Kin, pourtant pas très chaud à l'idée d'aller le voir, a passé un excellent moment ;)

Cinni : 8/10
Kinobi : 7/10

09 juin 2007

Ouvre tes ailes et vole !

Dis moi, petit papillon, de quoi donc as-tu peur ? La vie t'effraie-t-elle tant que cela ? Ne ferme pas les yeux sur le monde qui t'entoure et enrichis toi de toutes ces merveilles ! Il y a tant de choses à vivre, à découvrir. Tant de personnes à rencontrer. Ne te laisse pas envahir par le passé, surmonte tes peurs, prends ton courage à deux mains et affronte la vie. Parce que nous n'en avons qu'une et qu'il ne faut pas la gâcher.

C'est normal de souffrir, vivre c'est aimer et aimer c'est souffrir. Mais ne tombe jamais dans la haine, car elle t'apportera bien plus de malheur qu'une souffrance due à l'amour. Eh oui, l'amour apporte tant de joie quand il est partagé, et tant de souffrance quand il ne l'est pas. Mais cela ne se résume aussi facilement. Aimer c'est apprendre à souffrir pour l'autre. Et ii cette personne que tu aimes ne sait pas te rendre ton amour, laisse la partir. C'est difficile mais nécessaire. Ne laisse jamais ton coeur se remplir d'aigreurs et de rancoeurs. Apprends à pardonner à cette personne, ne lui reproche pas de ne pas t'aimer, tourne la page et continue de vivre.

Et surtout rappelles-toi cette phrase : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort." Alors sois fort petit papillon et tu seras heureux.

03 juin 2007

Still Life

Fiche technique
Réalisé par Jia Zhang Ke
Avec Han Sanming, Zhao Tao, Huang Yang
Film chinois
Genre : Drame
Titre original : Sanxia Haoren


Synopsis
Chine. Ville de Fengje en amont du barrage des Trois Gorges. San Ming fait le voyage dans la région pour retrouver son ex-femme et sa fille qu'il n'a pas vu depuis seize ans. Aujourd'hui, l'immeuble, la rue, le quartier où elles ont vécu ne sont plus qu'une tâche verte engloutie sous les eaux du barrage des Trois Gorges.
Dans la même ville, une femme, Shen Hong, cherche son mari disparu depuis deux ans. Là où la construction du gigantesque barrage des Trois Gorges a pour conséquence la destruction de villages entiers et les déplacements de population, deux quêtes amoureuses s'enlacent, deux histoires qui se construisent et se déconstruisent.


A la recherche du bonheur
Deux destins. Un homme, une femme. Ils ont énormément en commun mais pourtant ils ne se croisent jamais. Il y a de la pudeur, de la pureté dans ce film. C'est émouvant, c'est beau. Ces deux personnes parcourent la Chine pour retrouver des personnes qu'elles ont aimé, pour reprendre une liberté ou la donner. Dans un paysage nu, les personnages sont eux mêmes mis à nu et se dévoilent doucement avec leur courage et leur faiblesse, vulnérables et forts à la fois. C'est comme un poème qui vous prend aux tripes. C'est pour cette raison que je suis d'autant plus outrée par le départ en tout début de film de quatre jeunes filles. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir une belle perception de la vie !


Un film primé
Alors bien sûr certains diront que c'est chiant à mourir parce qu'il n'y a pas d'action, que c'est lent. Mais après tout chacun son opinion. Moi j'ai adoré ce film parce qu'il est simple et beau, qu'il m'interpelle. Le film de Jia Zhang Ke, présenté à la dernière minute, en tant que "film-surprise", dans la catégorie documentaire, a remporté le Lion d'Or lors de la 63e Mostra de Venise. Donc tout de suite, ça en fait fuir plus d'un mais je pense qu'il vaut le détour. Encensé par la presse également, Still Life mérite les compliments qui lui sont fait.

Cinni : 8/10
Kinobi : 6/10

23 mai 2007

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Pas facile pour ce 3 ème épisode de Pirates des Caraïbes, arriver comme ça, dans une période où notre confiance dans les trilogies a été fortement ébranlé. Souvenez vous, Matrix et surtout le très récent Spiderman.

C'est donc avec appréhension que je me préparais à voir le dernier volet des aventures du plus... alternatif des pirates : Jack Sparrow.

Souvenez vous nous l'avions laissé, il y a moins d'un an, en fâcheuse posture alors qu'il s'était fait capturer par Davy Jones. Il faudra vous souvenir et/ou réviser l'épisode précédent car point de résumé de mise en place lourd et long comme dans Spiderman 3 (beurk). Juste une scène posant l'ambiance. Et quelle ambiance ! la piraterie confrontée à Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales : une sentence, des pirates prisonniers dont un enfant qui se met à chanter "Hoist the Colours" (au passage Excellent Monsieur Hans Zimmer, BOF directe dans le iPod) bientôt repris par tous les autres, jusqu'à ce que le bourreau, fasse son boulot.

Il ne reste plus qu'à suivre Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa dans leurs aventures qui commencent à Singapour, où il rencontreront un des 9 pirates Seigneurs de la Confrérie le capitaine Sao Feng incarné par Chow Yun-Fat, et qui les mèneront jusqu'au bout du monde à la recherche de Jack Sparrow.

Je n'en dirais pas plus sur l'histoire et vous laisse emporter par les multiples rebondissements et changement de camp des personnages. On s'y perd même un peu, en particulier dans le cas de Jack Sparrow (délirant Johnny Depp) qui, si vous en doutiez encore après 2 épisodes, est complètement barré !
En tout cas on s'amuse et c'est bien là l'essentiel, le film est long mais on ne vois pas le temps passé car il y a toujours une réplique, une attitude ou une situation qui déclenchera un rire.

Si le film n'est pas parfait (à cause d'un Orlando Bloom un peu mou ?) il est simplement excellent. Bien meilleur que le second épisode pour moi et un poil au dessus du premier ???

Cinni : 8/10
Kinobi : 9/10 (Réaction à chaud)


Une petite merveille cinématographique

Zodiac

Fiche technique
Réalisé par David Fincher
Avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Anthony Edwards, Robert Downey Jr., Brian Cox, John Carroll Lynch, Chloë Sevigny
Film américain.
Genre : Thriller
Durée : 2h 36min.
Année de production : 2007


Synopsis
Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain.Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'Inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision...

Le Tueur du Zodiaque
Zodiac est inspiré de l'histoire du Tueur du Zodiaque qui sévissait en Californie entre 1966 et 1978. Bien que le tueur agissait toujours à visage découvert et que des portraits robots ont pu être produits, à aucun moment la police n'a trouvé de suspects convaincants. Le tueur du Zodiaque est accusé d'avoir commis entre 37 et 200 meurtres, tout en restant dans un rayon de 200 kilomètres autour de San Francisco. Il ridiculisa les forces de l'ordre au rythme des nombreux messages qu'il envoyait, messages codés mêlant symboles grecs, codes morses, caractères alphabétiques, signes astrologiques et signaux sémaphoriques.
Zodiac est librement basé sur les romans Zodiac (1986) et Zodiac unmasked : the identity of America's most elusive serial killer revealed (2002) du journaliste Robert Graysmith, qui y relate son expérience dans l'affaire.


Un film haletant
David Fincher, réalisateur de Seven et de Fight Club, nous entraîne dans une enquête haletante sur un serial killer. Si le film peut sembler long à première vue, on ne s'y ennuie pas une seconde, bien au contraire. Le spectateur est complètement plongé dans l'enquête et ne peut pas décrocher un seul instant, de peur de perdre le fil. Alternant angoisse et rire, Fincher montre l'impuissance de ces hommes (policiers et journalistes) à traquer le tueur. Le scénario est extraordinairement bien ficelé, les acteurs sont tout simplement époustouflants, Jake Gyllenhaal le premier dans le rôle de Graysmith. L'interprétation de ce jeune dessinateur complètement obsédé par le tueur en série est criante de vérité. Bien écrit, bien joué, encore du grand art ! David Fincher signe là l'une de ses meilleures oeuvres.
La recette gagnante
Palpitant, angoissant, passionnant, jubilatoire, curieux, frustrant, complexe, drôle. Zodiac est irrémédiablement un film à ne pas rater. Il a les ingrédients idéaux et le temps de cuisson est juste ce qu'il faut. A déguster sans aucune modération.
Cinni : 9/10
Kinobi : 8/10

12 mai 2007

Sortez l'insecticide

Spiderman 3 (quelle grosse marade !)
Fiche technique
Réalisé par Sam Raini
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Thomas Haden Church, Topher Grace
Film américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 2h 19min.
Année de production : 2007

Synopsis
Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l'horizon s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler. Sous l'influence de son costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Peter va faire face à ses démons lorsqu'il affrontera deux des pires méchants de l'histoire, l'Homme-sable et Vénom, dont l'extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.



Trop de trop tue le trop
Multi-méchants, longueurs excessives, babillages, un scénario mal ficelé, des dialogues inutiles, des scènes de combat bâclées... voilà ce que donne Spiderman 3. Ennuyeux au possible, malgré quelques scènes amusantes. Il y a trop de choses condensées dans ce troisième volet, cela aurait pu être mieux exploité pour continuer la saga. Mais à ce train là, où va-t-on ??? Oui voilà, trop de méchants d'un coup. Et tous ces bons sentiments, "j'ai essayé de te tuer mais maintenant je te pardonne". Oh mais vraiment, c'est à vomir ! Quelle miévrerie ! Happy end ?? Mais quelle horreur pffft une honte je vous assure c'est une honte !!!! Finalement, il aurait fallu se contenter de la bande-annonce tout est dit !

Et pour la suite ?
C'est bien dommage ! Avec le budget qu'ils ont ils auraient pu faire quelque chose de grandiose. Mais là trop de choses ont été utilisées à mauvais escient. Il faut être sûr que si jamais une suite est tournée, ce sera vraiment un miracle que le film soit bon parce que pour rattraper une telle catastrophe il faudra vraiment être un génie. En tout cas, conseil d'amie, n'y allez surtout surtout pas !! Ou alors si vous avez envie de déprimer :D


Bon bilan c'est triste quoi !
Ma note : 1,5/10
La note de Kinobi : 3/10

09 mai 2007

Bonjour Nelson

Goodbye Bafana

Fiche technique
Réalisé par Bille August
Avec Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane Kruger
Film allemand, belge, sud-africain, britannique, luxembourgeois.
Genre : Drame
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2007


Synopsis La vie de James Gregory, un Sud-Africain blanc, gardien de prison en charge de Nelson Mandela, de l'incarcération de ce dernier dans les années 60 à sa libération en 1990. Pendant 25 ans, Gregory s'est occupé de Mandela jour après jour. Il a été son géôlier, son censeur mais aussi son confident, de Robben Island à Pollsmoor, et enfin jusqu'à Victor Verster d'où il fut libéré en 1990.

Le film est inspiré des mémoires de James Gregory, gardien de prison de Nelson Mandela pendant deux décennies. Face au charisme et au courage de Mandela, Gregory prend peu à peu conscience des absurdités du système dans lequel il vit. Sa vision étriquée des choses change peu à peu tandis qu'il côtoie chaque jour Mandela. Le thème de l'apartheid est bien abordé.Un joli scénario, mené par de bons acteurs. Une histoire sobre. On peut néanmoins regretter l'absence de dialogues entre Mandela et Gregory, tout est sous-entendu, jamais vraiment expliqué, des propos rapportés. Ce manque visuel de complicité entre les deux hommes sont le petit moins du film. Mais cela reste magnifique à voir !


En conclusion, c'est un film très beau qui se laisse voir avec plaisir. Malgré tout, rappelons que ce film parle de l'évolution de Gregory (et de sa famille) au contact de Mandela, il ne parle pas de Mandela. Ce serait un peu juste de parler de ce grand homme à travers ce film.
Ma note : 8/10